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1er Octobre de la Réunification

Ce 1er octobre est un jour ordinaire au Cameroun. Pourtant cela ne devrait pas être ainsi car c’est un tournant historique, seule la partie anglophone du pays (une faction de la population s’en souvient)

De 1961 à 1972, le 1er octobre, fut fête nationale au Cameroun en souvenir de la Réunification des deux parties anglophone et francophone du pays. De cet évènement, on aperçoit encore quelques vestiges comme le Monument de la Réunification à Yaoundé, le Stade de la Réunification à Douala et le Pont de la Réunification sur le fleuve Mungo, allant a Tiko. Le chemin de fer de la Réunification, le tronçon Mbanga-Kumba disparu dans l’indivisible’.

De notre histoire en cours primaire, la France et l’Angleterre  s’étaient partagés notre territoire en 1916 et en 1961, un referendum a permis la réunification, le northern Cameroon s’est rallié au Nigeria, le southern   et le Cameroun français ont accepté l’idée de réunification actée le 1er octobre, ce qui donna naissance a la République fédérale du Cameroun avec Buea comme capitale occidentale et Yaoundé capitale orientale, juste deux étoiles sur le drapeau francophone manifestait cette union et les deux langues évidemment sont devenues nationales

La course vers l’unité du président Ahidjo va créer la République Unie du Cameroun en 1972. Voilà un peu pour l’histoire en raccourci. Peut-être les ressources humaines et financières furent un mobile pour aller rapidement â l’unité car lorsqu’on imagine qu’il fallait gérer un gouvernement local à Buea, un autre à Yaoundé et enfin un gouvernement fédéral, on conçoit la complexité pour un jeune état. La question ici c’est : Pourquoi avoir préféré le 20 mai 1972 au 1er octobre 1961 pour fête nationale ?

Le second président du pays va gommer le mot unie et désormais c’est République du Cameroun avec le refrain du vivre ensemble

Les sécessionnistes du SCNC depuis lors font entendre leurs voix par des revendications maximalistes inacceptables. Ensuite les Amba sont nés et ont pris la relève. Même des hommes d’Etat comme John Ngu Foncha ou Tandeng Muna qui ont consacré leur vie à la consolidation de l’unité nationale du pays ne cachaient pas leur déception avant leur mort « l’affaire-là ne sent pas bon du tout »

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de modification de la forme actuelle de l’état, les grenades et ’abraham’ sont tendus y compris des ’’moulins’’.

La centralisation a outrance est au cœur du problème, Paul Biya, arrivé au pouvoir en 1982, a tout centralisé a Yaoundé et cette gestion a mené le pays vers le bas de tous les classements économiques et sociaux. Ajouté à l’incurie, à l’inertie, a‘ l’impunité et à la criminalisation.

Le Cameroun semble naviguer sans tête et sans but. Les jeunes qui constituent la moitié de la population, ne parviennent plus à s’imaginer un avenir. Et vient l’élection inutile/

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