10 AVRIL 1948, CRÉATION DE L’UPC : LE VÉRITABLE PARTI POLITIQUE NATIONALISTE , INDÉPENDANTISTE, ET PANAFRICANISTE !
UM NYOBE : LA FIGURE APOTROPAÏQUE.
<< Je serai toujours bouleversé par la haine raciale, et je reprendrai la lutte contre les injustices, jusqu’à ce qu’elles soient définitivement abolies>>.
C’est par cette citation de NELSON MANDELA de vénérée mémoire, par ailleurs, ancien président Sud-africain, que nous ouvrons cette analyse.
Nous rendons ce jour, un vibrant hommage à un personnage : atypique, mythique, et même parfois mystique ; à tort ou à raison, en qualité des évènements et manifestations.
On s’en souvient, un samedi 13 Septembre 1958, dans la forêt de Libel Li NGOÏ , dans la région du centre Cameroun, un NATIONALISTE INDÉPENDANTISTE, dans le sens plein et radical du terme, UM NYOBE, était assassiné.
Un assassinat brutal, organisé, mis en place, et réalisé des » mains de maître », avec une certaine dextérité,par l’armée coloniale française.
En fait cette France, qui conjugait le verbe d’Albert Camus, et Arthur Koestler, qui nous révèle que :. << La société brandit la tête coupée, pour que les candidats au prochain meurtre,y lisent leur avenir, et reculent>>.
Quel enseignement de ceux qui aiment souvent à jouer les maîtres et enseignants, à l’endroit des africains.
Mais en fait, afin que nul n’en ignore. Qui est Ruben UM NYOBE ?

ECCE HOMO !
UM NYOBE Ruben Georges François, était né en 1913, à EOG MAKON, près de Boumnyebel, dans le centre.
Son père : NYOBE NSUNGA LOG NGOND LOG NBONBE,
Et sa mère : NGO UM NONOH NDOG NGOND MAHOLE était elle-même décédée, 2 jours, après la naissance de UM, son 13 e enfant.
Fait rare, UM NYOBE, naquit complètement enveloppé dans son placenta. On comprend dès lors, que cet enfant aura un destin singulier. Lui qui est exclu, à 20 ans, à l’école normale des missions protestantes de Foulassi, pour cause de revendication, de meilleures conditions d’alimentation, pour l’ensemble des élèves.
Ce qui préfigurait, que ce futur héros national, avait dans sa prime enfance, des gènes de grégarité, et du vivre-ensemble, comme qui emprunte dans les Saintes écritures, L’AMOUR du prochain. Et ce n’est pas l’écrivain CHEICK AMIDOU KANE, dans » L’AVENTURE AMBIGUË », qui nous le démentira, quand il parle de la révolution de l’ère des destinées singulières.
Cet INDÉPENDANTISTE CAMEROUNAIS, a été littéralement, sauvagement mitraillé, dans la forêt de Libel Li NGOÏ,,le Jeudi 11 Septembre 1958, avant d’annoncer sa mort 2 jours plus tard , Donc, le Samedi 13 Septembre 1958.
Aidés dans tout ça, par la trahison LÉGENDAIRE de quelques des tiens.
Un jeune aussi bon orateur, que brillant, professionnellement.
Il a toujours été appréciable par ses supérieurs hiérarchiques.
Tour à tour, comme auxiliaire d’administration. Affecté à la direction des finances à Yaoundé, comme teneur de contrôle de solde, comme teneur des registres, et secrétaire à la section des pensions, pour ne citer que ceux-là.
UM NYOBE, ce nationaliste, célèbre et intrépide, qui mettait tout le monde d’accord, a marqué l’histoire des indépendances en Afrique.
Justement parlant de l’histoire, puisqu’elle est la matrice de la science, puisons-en dans ce bréviaire.
Le 17 Décembre 1952, du haut de la tribune des nations unies, UM NYOBE réclamait la libération du Cameroun, du joug colonial.
Mercredi 25 Mars 1953, il échappe de peu, à l’attentat de Foumban ,en se tirant avec une blessure à la nuque ; Lundi 18 Avril 1955, UM NYOBE échappe encore de justesse, à l’accident de l’avion HÉRON , allant de Yaoundé à Douala, grâce à la vigilance des militants et sympathisants Upécistes ;
Avion qui s’est abîmé, dans la forêt du NKAM, à la suite de son sabotage, par l’administration coloniale française.
Et le comble, Maître Henri BATTU, avocat français, du barreau du Cameroun, trouvera la mort, dans cet accident.
Et ce qui peut paraître choquant, que les chrétiens nous en excusent, si c’est un péché.
À Douala, embusqués derrière les fenêtres de la cathédrale, les prêtres blancs, ouvrent le feu, sur la foule des noirs.
Toute une vie parsemée,et jalonnée de pièges, et de supplices.
UM NYOBE, était un sage AFRICAIN, conquérant.
Nous te t’oublierons jamais.
Et nous sortons par cette maxime :
<< Nous travaillerons ensemble , pour soutenir le courage, là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir , là où règne le désespoir>>.
Patrice ELONGBIL NGOMA, éditorialiste,

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EN CE JOUR DU 10 AVRIL 1948 LA CRÉATION DU PARTI ANTI COLONIALISTE CAMEROUNAIS UPC.
En ce jour du 10 avril 1948, la création de l’Union des populations du Cameroun (UPC) est un parti politique révolutionnaire nationaliste camerounais, créé pour obtenir l’indépendance et qui se lancera dans la lutte armée en 1953 contre les terroristes colonialistes Français. Après la proclamation de l’indépendance du Cameroun, le 1er janvier 1960, l’ #UPC , estime que l’indépendance octroyée par les Français n’est qu’un simulacre et déclenchera une insurrection armée pour renverser le nouveau régime colonialiste de Ahmadou Ahidjo soutenu par la France. L’UPC est profondément liée au Parti communiste français qui luttait contre le gouvernement colonialiste de la France. Les hauts cadres de l’UPC soulignent que l’organisation n’est pas pour autant un parti communiste et qu’il s’agissait surtout d’une fraternité par défaut. Qui d’autres que les communistes, dans les années 1950, étaient prêts à prendre position pour la libération des peuples colonisés en Afrique. Les militants de l’UPC pouvaient se reconnaître, à titre individuel, des sympathies communistes, mais l’UPC, en tant que mouvement nationaliste, ne l’était pas. Certains de ses dirigeants et hauts cadres comme le docteur Félix Moumié ou Ernest Ouandié se montrent effectivement sensibles aux idéaux communistes, tandis que d’autres, notamment Ruben Um Nyobe, considèrent que l’UPC doit rester neutre sur les questions idéologiques pour rassembler tous les indépendantistes camerounais. La plus part des hauts cadres et hauts dignitaires de l’UPC sur la photo sont tous assassinés par la France. Sur cette photo, on a les leaders de l’UPC. De gauche à droite, au premier plan: Castor Osendé assassiné par la France le 15 mars 1966. Abel Kingué, est resté emprisonné à Accra jusqu’en juillet 1963. Après sa libération, son état de santé s’est progressivement détérioré, avec des complications telles que des troubles du comportement. Lors d’une mission à Alger, son état s’est soudainement détérioré. Le socialiste Ahmed Ben Bella, président de l’Algérie, a organisé son transport par avion au Caire, où il est décédé le 16 avril 1964. Il était le seul dirigeant de l’UPC à ne pas être mort de violence. Ruben Um Nyobé mort assassiné par la France le 13 septembre 1958. Le docteur Félix-Moumié, mort assassiné par la France le 3 novembre 1960. Et en fin Ernest Ouandié mort assassiné par la France le 15 janvier 1971. Au passage je salue mes amis du Cameroun en passant par Yaoundé et Douala.
ISAAC AMADU membre sympathisant de l’UPC