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La fascinante histoire de la Camair

Partie II

Au lancement d’Air Afrique en 1969. Le Cameroun fut volontairement écarté du projet.

Tous les postes de responsabilité que le Cameroun avait sollicités ont été refusés par la France qui à travers UTA était le vrai patron. Elle privilégiait la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le président Ahidjo mis au courant de cette humiliation faite par la France demanda a ses envoyés d’annuler la participation du Cameroun au projet Air Afrique et de rentrer.

Dans son cerveau, il a déjà pris la décision de créer une compagnie aérienne nationale. Conscient que le pays ne dispose d’aucune expertise.

L’équipe mise en place se tourna vers les mêmes Français de UTA qui évidemment, posèrent des conditions insurmontables dans le but de décourager le président Ahidjo et le pousser à renoncer à la création d’une compagnie autre que Air Afrique,

Moussa Yaya chef de l’équipe du projet relate au cours d’un diner avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Yaoundé les misères que la France leur a fait subir à Air Afrique et surtout la brimade qu’elle tente d’infliger depuis que le chef d’Etat a lancé le projet de création d’une compagnie aérienne. L’ambassadeur lui propose de monter un scénario vrai pour une histoire fausse. Il s’agissait de faire venir des Etats Unis, des partenaires censés assister le Cameroun dans la création de sa compagnie aérienne. Le Cameroun devait jouer le jeu et assurer une médiatisation sans faille de l’événement. Les médias ont fait le travail nécessaire et la chose a marché comme sur des roulettes. Le lendemain, l’ambassadeur de France a demandé à être reçu par le président Ahidjo. Pendant l’audience, il a déclaré qu’il acceptait toutes les conditions du Cameroun. La Camair était née.

C’est ainsi que cette formidable équipe pilotée par Moussa YAYA en a profité pour envoyer des pilotes en formation, l’objectif étant la camerounisation à court terme de tous les postes de la compagnie afin de se préserver de toute surprise désagréable. On connaît l’extraordinaire succès qui a été celui de Camair avant son naufrage programmé.

Des moussa yaya, on n’en trouve plus et même des journalistes comme ceux de cette époque rien.

De nos jours,on mettrait tout à nu – la course au scoop oblige- et au petit matin, c’est la désolation totale, Héééé mon époque…

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