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CAMAIR 1ère partie

Cameroun Airlines (Camair), ce fleuron de notre économie qui faisait jadis la fierté de tous les Camerounais, aujourd’hui devenu ce qu’on sait. On croirait à une fable pourtant incroyablement vraie. Je nous la raconte, en piochant chez des confrères évidemment.

Cette entreprise fut bâtie avec courage, abnégation et nationalisme par le premier président du Cameroun, sur un joyeux coup de tête, avec une complicité rare de ses hommes et des médias évidemment.

L’histoire de la Cameroon Airlines (Camair) nait du cerveau du  président  Ahmadou Ahidjo, suite à une défaite nous apprend-on d’obtention de postes clés dans la nouvelle compagnie  aérienne panafricaine en gestation –air Afrique- au cours d’une réunion à Addis-Ababa. Fidèle à lui-même, il décide d’en créer une dans son propre pays.

Moussa Yaya est celui à qui le dossier est confié. Nous connaissons la belle histoire. A cette époque-là, on aurait vraiment dit que notre Etat n’est pas capable de créer quelque chose de viable et pourtant voilà, la réalité est autre. La colère du président a trouvé solution.

Ecoutons d’abord un peu Ekambi Brillant qui avait manifesté sa joie de la belle manière, par ces quelques phrases qui sont l’essentiel de la célèbre chanson consacrée à la compagnie  aérienne:

FORMIDABLE,  FORMIDABLE,  FOR ME comme  l’extrait d’une chanson d’Aznavour, c’est l’incroyable qui ressort de cette fabuleuse histoire, à travers laquelle on redécouvre et admire les dignitaires du régime ancien dont certains mal-pensants tentent aujourd’hui de vomir, pourtant ce fut le meilleur uniquement par cette histoire. Dignité, noblesse, honnêteté, désintérêt total et surtout nationalisme hors du commun. Ciel, ou trouver encore de tels personnages ?

De nos jours c’est plutôt la quote-part que recevrai tel ou tel élite dans la transaction qui prévaudrait, sinon le projet est voué à l’échec, j’y gagne quoi moi là-dedans, entend-on ici et là… Qui sera à quel poste ? quels noms privilégiés ? Zone d’implantation du projet ? et pourquoi ci et ça et non ce…tant que l’enveloppe sous table ne trouve pas chemin personnel on attendra des années

 À notre époque-ci, avec le foisonnement des médias  du à la loi  de décembre 1990 sur la libéralisation de la communication au Cameroun, les médias n’auraient pas joué le jeu. Plus de secret d’Etat.  Chacun y va de sa belle plume, acerbe  ou belle langue pour dire, redire, dédire, tordre, embellir, emballer, manipuler …etc. La chasse au scoop oblige : qui dévoilera en premier le vrai du faux ou son contraire, je m’y perds un peu – et finalement démolir la naissance de ce projet nationaliste  somme toute humain et légitime.

On organiserait des débats autour de ce ministre d’Etat qui « veut mentir au peuple et surtout endormir les puissances étrangères » qui veut rivaliser avec les compagnies occidentales…,

Notre cher Sakirfada se serait découvert nu au petit matin dans les journaux, qui est l’espion personne et pourtant les médias ont déjà l’info. Pour la petite histoire, des éminences viendront nous décortiquer leur politologie et consorts.  On assisterait même aux émissions interactives du genre, « que dire du flop sorti tout droit du cerveau de … », « qu’est-ce que vous en pensez-vous de ce scénario à la c. » qui veut défier la France sur sa chasse gardée. Dignité mon œil cela a existé jadis chez nous et, on l’admire sous d’autres cieux mais plus ici au Kamerun. A cette époque-là, il n’y avait pas liberté d’expression voilà le fin mot de l’histoire, ne dites surtout pas que c’est devenu libertinage.

Depuis quand une nation a des secrets, ça se voit ailleurs, ici tout doit être mis à nu, allez dire !on n’a pas le droit d’attendre la fin pour dévoiler enfin la belle trame, on va perdre le nord dans la bataille du scoop, et au finish l’échec cuisant, ce n’est pas la faute aux medias, ils jouent leur rôle point barre. Au fait où est la limite entre secret national et information à communiquer. Cherchons encore. Toute chose n’est pas bonne à dire. ! Qui a dit ça ?

Trèves de plaisanteries, sommes-nous vraiment nuls une fois cinquantenaires, franchement! On pêchera quelque part « des fils » à Mr moussa yaya pour se rattraper. Si on le veut vraiment. Ce n’est pas possible, on est quand même cinquantenaire et on se fait encore humilier. Merci pour cette fabuleuse (j’allais dire fable) histoire. Pour nos jeunes générations c’est un conte de fée. Pourtant vrai. !

La Camair nait en 1971, l’opération avait pris exactement 9 mois, entre la décision de sortir de la compagnie Air Afrique en janvier 1971, la création de Camair le 26 juillet 1971, et le début de son exploitation commerciale le 1er novembre de la même année. La Camair-Co créée le 11 septembre 2006, par le président Paul Biya, pour remplacer la défunte CAMAIR avait mis 5 ans pour décoller. Un certain Van Elk avait dit qu’il n’y a pas de compétence locale. Aucune oreille n’a sifflé # Ou sont les descendants de Sarkifada ?

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