LES CAUSES SÉCULAIRES DE CETTE GUERRE !
ORIGINES.
Comprendre le conflit RUSSO-UKRAINIEN actuel, commande tout de même, que les analystes de la Géopolitique, et de la géostratégie avertis remontent le temps, à travers certains évènements immémoriaux, si ce n’est séculaires. Il s’agit de l’histoire des peuples,et des évènements, qui ont émaillé l’évolution de l’humanité.
On pourra citer entre autres :
Le Pacte de Varsovie du 14 Mai 1955 , La Baie des cochons en 1961 , de la crise des missiles du Cuba du 14-28 Octobre 1962 , des traités de SALT et START en 1972 et 1991;
Pour ne prendre que, ces quelques rivalités.
Avec pour devise : << L’union de la paix et du socialisme>>. Le Pacte de Varsovie, créé le 14 Mai 1955, qui est une alliance militaire , avec pour siège MOSCOU, en ex-URSS , comprend les États-membres tels:
L’union Soviétique, Albanie ( jusqu’en 1968) , Bulgarie, Romanie , Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, Allemagne de l’Est.
Avec comme personnage-clé NIKITA KHROUCHTCHEV, c’est un traité d’amitié, de coopération, et d’assistance mutuelle , dans un vaste ensemble économique, politique, et militaire. Ce fut donc, un traité conclu le 14 Mai 1955, entre la plupart des pays Communistes du Bloc Soviétique, et NIKITA KHROUCHTCHEV, qui en fut l’artisan.
Ce dernier qui l’avait conçu dans le cadre de la Guerre Froide, comme un contre-poids à l’organisation du Traité de l’Atlantique Nord ( OTAN) , qui elle, a vu le jour, six années plus tôt : le 4 Avril 1949.
LE GRIFFITH AMÉRICAIN !
Comme premier fait flagrant, le 12 Mars 1999, des pays ancienne ment membres du Pacte de Varsovie à l’instar de : la Tchécoslovaquie , la Hongrie, la Pologne ; rejoignirent l’OTAN.
5 ans plus tard, c’est-à-dire en 2004 , l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, et la Slovaquie, pays du Pacte de Varsovie, furent encore grignotés , au profit de l’OTAN, en réalité, par les États-Unis.
Des faits mal perçus par MOSCOU, qui y vit une pénétration occidentale dans sa << sphère d’influence>>: un premier acte qui inquiète MOSCOU, mais ne réagit pas.
Comme fait journalistique, et sacré en plus, des observateurs aguerris et stratèges voient en cela, une progression américaine vers l’Est, et donc vers l’URSS, pour une politique de containment afin de surveiller de plus près la Russie, qu’elle redoute toujours. La réaction Moscovite est sans ambages, c’est une provocation États-unienne.
En rappel, l’armée soviétique est de très loin, la plus puissante des forces du traité à l’époque, car elle se déploie sur le territoire des alliés, Normal qu’elle fasse trembler les États-Unis.
LA DÉBÂCLE ÉTATS-UNIENNE !
Une autre situation non anodine, qui est perçue comme une guerre des nerfs est : LE DÉBARQUEMENT DE LA BAIE DES COCHONS du 17-19 Avril 1961. Il s’agit d’un casus belli, d’une fausse révolution Cubaine, parce que le leader FIDEL CASTRO se déclara ouvertement communiste, et renforça son alliance avec l’URSS.
Ce débarquement de la baie des cochons, était une tentative d’invasion militaire du Cuba, par des exilés cubains, soutenus par les USA en Avril 1961. Planifiée sous l’administration DWIGHT EISENHOWER, et organisée par la CIA, l’opération fut lancée au début du mandat de JOHN FITZGERALD KENNEDY.
Elle visait à faire débarquer à Cuba, le 17 Avril 1961, environ 1400 exilés cubains, recrutés, et entraînés aux États-Unis par la CIA. Leur objectif était de renverser le nouveau gouvernement cubain établi par FIDEL CASTRO, qui menait une politique économique défavorable aux intérêts américains, et qui se rapprochait de l’URSS. L’opération fut un échec cuisant complet, et l’on enregistra au pays de l’Oncle Sam, une dissension drastique entre la présidence, et les services secrets américains. Les États-Unis furent dénoncés à l’échelle mondiale, comme une puissance agressive, à l’égard de l’île de Cuba.
De facto, les tentatives de l’administration KENNEDY, pour tenter de se dédouaner de toute implication des USA, dans cette tentative d’invasion furent vaines, auprès de l’opinion nationale et internationale.
Le président d’alors KENNEDY, accepta l’entière responsabilité de l’opération, et de l’humiliation vécue par les États-Unis, le 24 Avril 1961, durant une conférence de presse.
» RIDEAU DE FER » RENFORCÉ !
LA CRISE DES MISSILES DE CUBA, du pays éponyme, n’est pas en reste, dans ce florilège confrontationnel RUSSO-AMERICAIN, par organismes interposés. C’est une énième tension, entre les leaders des Blocs capitaliste et communiste, de l’après-deux-guerres.
Un véritable équilibre de la terreur, du 14-28 Octobre 1962, à Cuba, en mer des Caraïbes.
LA CRISE DES MISSILES DE CUBA, est une suite de la guerre froide, une rivalité militaro-diplomatique, qui oppose les deux superpuissances du Globe.
Il s’agissait en fait, des missiles nucléaires Soviétiques , pointés en direction du territoire américain, depuis l’île de Cuba.
Les USA sont soutenus par l’OTAN, et l’URSS par le Pacte de Varsovie.
Dès lors, quelques questions germent dans les esprits : pourquoi les USA qui se bombent le torse comme la nation la plus puissante du monde a fléchi, face à cette crise ?
Ne peut-on pas voir en ce tutoiement Russe, une remise en question de l’hégémonie américaine ?
La Russie aujourd’hui, c’est l’armée la plus puissante technologiquement, grâce à ses acquisitions nucléaires de pointe telles : RS – 28 ( satan 1), et RS-36 Sarmat (satan 2).
Cette dernière étant, une arme puissante avec 12 têtes nucléaires, et hypersoniques de surcroît, capable d’effacer Washington DC en 10 minutes, et une bonne partie de la France en 5 minutes.
DÉTENTE.
Ce fut un moment paroxysmique du< RIDEAU DE FER>> , la crise des missiles de Cuba, où on nota les limites de la coexistence pacifique, qui se solda par le retrait des missiles américains de Turquie et d’Italie, ainsi que, la promesse des USA, de ne plus jamais envahir Cuba ( après la tentative avortée en 1961).
Cet accord entre le gouvernement soviétique, et l’administration KENNEDY contraignant, pour la future politique extérieure des USA , permis au monde, d’éviter un conflit militaire entre les deux puissances. Conflit qui aurait pu mener, à un affrontement nucléaire, probablement à un troisième » TROISIÈME GUERRE MONDIALE ».
Et en prime, un » téléphone Rouge » reliant directement la Maison Blanche au Kremlin est également installé, après la crise. Cette communication directe, entre ces deux hyperpuissances est d’éviter une nouvelle crise, qui ne débouche sur une impasse diplomatique.
RECONSIDÉRATION DES PUISSANCES ÉMERGENTES !
Au regard de l’actualité internationale sans cesse brûlante, et la montée des fondamentalismes religieux, ne serait-il pas judicieux, de procéder à une redistribution des cartes, en tenant compte de la nouvelle donne géostratégique, et géopolitique ?
Étant donné, qu’on le veuille ou non, on assiste aujourd’hui à l’émergence de nouvelles puissances mondiales, venant rééquilibrer l’ossature mondiale. Bien évidemment, c’est ce que refuse et redoute le monde américano-occidental, qui prétend être Démocrate. Peut-on parler véritablement de démocratie, quand on veut imposer au monde sa culture et ses points de vue par la force, comme le mouvement LGBTQ+ ?
C’est encore frais dans les mémoires, le régime liberticide de Macron, qui brime les manifestants pacifiques pour l’assassinat brutal du jeune adolescent Naël en France, la brutalité policière envers les gilets jaunes de france, et l’imposition aux États Africains de condamner sans façon la fédération de Russie.
L’INFRACTEUR AMÉRICAIN !
Une autre provocation États-unienne, est la rupture du contrat, sur les traités de : SALT et START.
Le traité SALT, signé le 26 Mai 1972, à MOSCOU, par Richard Nixon et BREJNEV, respectivement : présidents américain et Soviétique ; et entré en vigueur, le 3 Octobre 1972, est encore un moment de tension causé par Washington.
Il s’agit en réalité, d’un traité sur la limitation des armements stratégiques; que sont les armes biologiques, et les missiles balistiques.
Un traité, qui n’est finalement pas ratifié et n’entrera jamais en vigueur.
CONTEXTE.
La crise des missiles de Cuba de 1962, provoque une prise de conscience du danger nucléaire , tant aux USA, qu’en Union Soviétique.
Ce qui ouvre une période de relative stabilité, dans cette guerre froide » congénitale ».
KENNEDY et KHROUCHTCHEV initient dès 1963, cette recherche d’un Monde plus sûr, qui repose davantage , sur une parité militaro-stratégique , entre les deux puissances.
Or, en 1961, KENNEDY président américain, avait déjà lancé le programme » MINUTEMAN » , qui consistait à placer en silos protégés environ 1000 ICBMs et le programme Polaris, consistant à déployer environ 650 SCBM lancés depuis 41 sous-marins nucléaires, lanceurs d’engins (SNLE).
On n’a pas oublié aussi, le sénat américain qui refusa pendant 6 mois les sollicitations du président CARTER , de ratifier le traité.
Une volte-face du sénat, pourtant représentant le peuple, dit-on , le << symbole de la plus grande démocratie mondiale>>.
Avons-nous de bonnes raisons de soustraire de toutes ces péripéties, le traité SART , signé le 31 JUILLET 1991, à MOSCOU, et entré en vigueur le 5 Décembre 1994?
On a START 1 , le 31 JUILLET 1991, entre George Walker Bush et MIKHAÏL GORBATCHEV.
START 2 , signé le 3 Janvier 1993, entre George Walker Bush, et Boris ELTSINE.
START 3, négocié sur la base d’un accord préliminaire intervenu, entre BILL Clinton , et Boris ELTSINE à Helsinki, en Finlande, les 21 et 22 Mars 1997.
La récente réunion de l’OTAN, les 11 et 12 Juillet 2023 dernier à Vilnius, la capitale Lituanienne, ancien pays du Pacte de Varsovie, et au moment où, les USA venaient d’intégrer la Suède comme le 31 ème membre de l’OTAN, pendant que le dossier de la Finlande était en étude sur la table du SG, de cette organisation militaro-politique, le polonais JENS STOLTENBERG.
Des territoires proches de la fédération de Russie, donc, potentiellement une menace pour le pays de Poutine, d’où la justification de son opération spéciale en Ukraine.
Patrice Elongbil Ngoma, Journaliste, analyste Géopolitique
