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TROIS VOIX, UN CHAOS-

Alors que l’assemblée générale de la FECAFOOT est fixée au 29, le pays assiste à une cacophonie gouvernementale — le ministre des Sports, le premier ministre, le ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) jouent chacun une partition différente, sur fond de menaces d’annulation, de courrier, d’autorisations contradictoires. Entre le ballon rond et le ballon d’essai institutionnel, la cohésion saute. Reste la question : y a‑t‑il un pilote à bord, ou simplement des manœuvres bien calculées pour noyer le vrai débat ?

Celui qui convoque, celui qui suspend, celui qui autorise

La FECAFOOT a convoqué son Assemblée Générale pour le 29, comme le prévoient ses statuts. Jusque-là, simple affaire interne. Mais le ministre des Sports — s’estimant en droit d’intervenir — envoie une requête d’annulation. Puis, il dépose un recours auprès du MINAT pour bloquer l’AG. Peu après, le Premier ministre — dans un courrier adressé au MINAT — rejoint la position du ministre des Sports.
Et pourtant… le MINAT, loin de confirmer l’annulation, publie une prise d »acte de la déclaration de tenue de l’AG, tout en accusant le ministre des Sports de vouloir troubler l’ordre public.

Trois voix différentes, trois directions divergentes. Le navire tangue. Qui tient la barre ?

Football ou politique ? Le débat qui dérange

Le sport — et ici le football — devient le prétexte. Derrière la balle, ce sont des enjeux politiques, des ambitions, des calculs de pouvoir.
Quand le ministre affirme que l’AG est illégale, c’est moins pour garantir la bonne gouvernance que pour imposer un agenda politique. Quand le MINAT autorise, c’est pour affirmer son autonomie, ou pour casser l’initiative d’un rival.
Le terrain glisse sous les crampons. Le ballon est vite remplacé par la courroie de transmission des clans.

Où est la cohésion gouvernementale ?

Quand un gouvernement fonctionne normalement, les décisions se coordonnent. Mais ici, l’État apparaît fragmenté, éclaté, divisé par des intérêts divergents.Un ministre, un Premier ministre, un autre ministère, chacun tirant la couverture à soi. Résultat : confusion totale*, risque de crise, image ternie pour le pays.
On pourrait presque se demander si ce désordre — si pratique — n’est pas volontaire : un moyen de masquer l’essentiel, de détourner l’attention, de diviser pour mieux régner.

Le peuple entre ballon et béton : spectateur ou victime ?

Au milieu de cette cacophonie, les supporters, les clubs, les joueurs, les observateurs — en somme le peuple — regarde.
Mais il ne comprend plus. Le foot, symbole d’unité nationale, se transforme en champ de batailles institutionnelles.
Quand l’État lui-même organise le désordre, le citoyen ne peut que subir : matches suspendus, décisions contradictoires, légalité ignorée, débat bafoué.

Pédagogique : Le ballon en otage — quand l’État saborde la cohérence

Un pays ne vit pas d’illusions. Il lui faut des institutions — solides, cohérentes, respectueuses de la loi. Quand celles-ci vacillent, c’est le contrat social qui se fissure.
L’affaire FECAFOOT n’est pas simplement un conflit sportif : c’est le symbole d’un État sans gouvernance, d’un exécutif disloqué, d’un pouvoir qui se divise en coulisses tout en disant s’unir sur la scène publique.

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